MALI : Après Douentza, Mopti, Bafo et Kolokani hier jeudi, les FAMA attaqué ce vendredi à Kati ; qui en veut au Mali et pourquoi ?

Après 3 morts  et 18 blessés hier jeudi suite aux attaques perpétrées par des assaillants contre le Mali à Douentza, Koro, Mopti, Bafo, Ségou et Kolokani, le Mali a été brutalement réveillé ce vendredi matin  par les bruits de détonation de 02 véhicules piégés bourrés d’explosifs dirigés contre la ville garnison de Kati, située à 15 kilomètres de Bamako. Le bilan : 08 morts dont 1 militaire FAMA , 06 blessés  côté FAMA  et 8 assaillants interpelés et de nombreux dégâts matériels.

 

En effet, après la folle journée d’hier pour les Forces armées maliennes (FAMA) qui étaient obligées de se déployer sur plusieurs théâtres d’opérations (Douentza, Koro, Mopti, Bafo, Ségou et Kolokani), les FAMA  ont été réveillées très tôt ce vendredi matin (05h30) pour repousser une attaque terroriste contre la caserne militaire de Kati. Attaque menée par des assaillants avec 02 véhicules piégés bourrés d’explosifs.

 

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Fort heureusement les Forces Armées Maliennes ont vigoureusement repoussé cette attaque. Aux environs de 10 heures, soit 5 heures de temps après, un communiqué sur le compte twitter des FAMA annonçait : ‘’les Forces Armées Maliennes ont vigoureusement repoussé une attaque terroriste contre  la caserne de Kati. C’était tôt ce matin aux environs de 05h00 avec 02 véhicules piégés bourrés d’explosifs. Le bilan provisoire est de 02 assaillants neutralisés. La situation est sous contrôle et le ratissage est en cours pour débusquer les auteurs et leurs complices selon un communiqué l’armée. Le Chef d’Etat-major Général des Armées rassure les populations de vaquer à leurs occupations habituelles’’.

Kita

C’est le lieu de s’interroger sur le crime du Mali qui lui vaut tant d’inimitié.

Le Burkina Faso et la Guinée sont à l’instar du Mali, des pays gouvernés par des militaires qui, pour des raisons diverses, ont mis entre parenthèse ‘’les gouvernants élus démocratiquement’’. Depuis les autorités militaires maliennes  sont ciblées au quotidien par des forces tapies dans l’ombre  aux desseins funestes.  Après des mois d’embargo illégal et illégitime de la  CEDEAO contre ce pays  membre qu’est le Mali, la détermination du mandat de la transition (mars 2022 à mars 2024) validée par la conférence des chefs d’état de la CEDEAO, la levée de l’embargo, et alors même que la Guinée et le Burkina traînent à être à ce niveau de sortie de crise, eux qui n’ont pas subi d’embargo, ni les coups de  boutoir de françafrique et ses satellites, le peuple malien et les FAMA subissent au quotidien les agressions de tous ceux qui se sont donnés pour objectif, sur ce territoire, de saborder toute action visant l’indépendance économique et politique des héritiers du roi Mansa Moussa (1280-1332 où 1337)  de l’empire du Mali.

 

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Comment ne pas dénoncer cet autre acharnement ?  Hier jeudi 21 juillet 2022, le Mali a été attaqué Douentza, Koro, Mopti, Bafo, Ségou et Kolokani (Voir communiqué des FAMA N° 049  ci-joint). Moins de 24 heures après, le camp militaire fait l’objet d’une  autre attaque.   Alors que les 49 militaires auraient dû être jugés aujourd’hui, les FAMA sont de nouveau pris en tenaille par le vent de la déstabilisation… En vain.

Scan 22 juil. 22 · 01·30·56
Scan 22 juil. 22 · 01·32·18

Toutes ces attaques interviennent au moment où les forces françaises dont la force Barkhane et autres forces Takuba ont quitté la terre malienne malgré elles ;  le mandat infructueux de la MINUSMA (le Conseil de sécurité a créé la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) par sa résolution 2100 , du 25 avril 2013) a été renouvelé pour la énième fois  en juin dernier avec une réserve fondamentale du Mali de ne point laisser la MINUSMA aller et venir partout sur le territoire malien sans aucune objection des autorités du Pays ; le scandale  administratif et grossière des 49 militaires ivoiriens interpelés au Mali et qui d’ailleurs devraient être présentés  à la justice malienne ce vendredi 22 juillet etc. Une situation qui  vaut la médiation du Togo et de son président Faure Eyadema entre Abidjan et Bamako à l’effet de permettre à ces deux pays frères de fumer le calumet de la paix.  Au-delà, il faut avoir à l’esprit cette autre médiation souterraine  qui vaut  une tournée du  ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, en Afrique du 24 au 28 juillet  (Égypte,  Éthiopie et Ouganda).  Le point culminant de cette tournée reste l’escale du Congo Brazzaville où Sergueï Lavrov aura, le 25 juillet à Oyo, un entretien  avec Denis Sassou Nguesso.

 

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Il faut aussi noter qu’à l’avènement du Président Alassane Ouattara au Pouvoir en 2011, Denis Sassou NGuessou a prêté 100 milliards de F CFA  la Côte d’Ivoire. Unique et exceptionnel en la matière.  Après son élection pour un troisième mandat, Dénis Sassou NGuessou fut le seul Président de la république a assisté en présentiel à la prestation de serment de Président ivoirien en 2020. Et qui sait que le meilleur rempart du Mali reste la Russie, ne peut être surpris.

Le Mali triomphera –t-il de ses adversaires ? Le temps, cet autre nom de DIEU, nous le dira.

 

A.Y

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