‘’BIENS MAL ACQUIS/ PROCEDURE JUDICIAIRE CONTRE LES BONGO’’ : Dominique Ouattara et AICI Internationale citées

La Première Dame de Côte d’Ivoire Dominique Ouattara et AICI Internationale, la société immobilière qu’elle a dirigée pendant près de trois décennies, se sont impliquées dans l’acquisition et la gestion en France, de biens immobiliers appartenant à la famille Bongo, note africa intelligence. Ces propriétés immobilières acquises par la famille présidentielle au Gabon, sont taxées de biens mal acquis.

 

 La procédure judiciaire en cours en France contre la famille Bongo, la famille présidentielle gabonaise, touche directement la Côte d’Ivoire au plus haut niveau avec l’implication de la Première Dame ivoirienne Dominique Ouattara qui aurait aidé le clan Bongo dans l’acquisition et la gestion de biens immobiliers achetés en France avec l’argent public détourné.

A cet effet, Selon le journal AfricaIntelligence (AI),  l’agence immobilière AICI que Dominique Ouattara a dirigé pendant près de 30 ans, est au cœur d’une enquête judiciaire en France car c’est bien la société  qui gère les biens immobiliers d’Omar Bongo qui est d’ailleurs son principal client au Gabon. A ce titre, ce dernier a confié à Dominique qui à l’époque dirigeait la société, l’achat de nombreux appartements pour lui et pour ses enfants. Omar Bongo, qui  était dans les viseurs des justices américaines et françaises, tenait à n’apparaître sur aucun document. Il avait même pris l’habitude d’utiliser AICI comme tiers.

 

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Alors, en 1998 Dominique Ouattara a chargé l’une de ses collaboratrices, en l’occurrence Annick Deddouche pour représenter Omar Denis Junior Bongo pour l’achat d’un bien immobilier au prix de 5 millions de Francs,  surtout que le fils Bongo n’avait que 4 ans à l’époque.

Dominique Ouattara a quitté la tête de la société en 2011 à l’occasion de l’accession au pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire, de son époux Alassane Ouattara. Devenue Première Dame de Côte d’Ivoire, elle a confié la gestion de l’entreprise à son amie Elisabeth Gandon qui dirigeait jusqu’à ce moment la filiale gabonaise de AICI.

Cependant, en 2019 cette dernière sera mise en examen dans ce dossier de ‘’Biens mal acquis’’ pour les faits de “recel de détournement de fonds publics, recel de corruption, complicité de blanchiment de détournement de fonds publics et blanchiment de corruption”. En effet, la juge en charge de l’affaire a reproché à l’AICI d’utiliser son propre compte bancaire pour « dissimuler » la véritable identité des acquéreurs.

 

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AICI est ainsi l’une des sociétés  intermédiaires sur lesquelles la  famille Bongo s’appuyait pour acquérir ses biens de façon frauduleuse. Par ailleurs, pour les enquêteurs, les méthodes mises en place par AICI ont permis au clan Bongo d’amasser, entre 1998 et 2008 des biens immobiliers pour la somme 13 millions d’euros.

Cette affaire risquerait énormément de troubler le sommeil du couple présidentiel ivoirien.

HG

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