CHERTE DE LA VIE : la FENACCI dénonce des décisions solitaires, impopulaires et inopérantes de Souleymane Diarrassouba

Un an déjà que la commission nationale des acteurs du Commerce de la lutte contre la vie chère a été installée. A l’heure du bilan, rien à signaler sinon que la situation s’est empirée. Aujourd’hui les commerçants sont mis à l’index et présenter comme les auteurs de la vie chère. D’où les mesures solitaires de plafonnement pris par le ministère du Commerce que les commerçants réunis mercredi derniers à la mairie d’Adjamé ont, à l’unanimité, dénoncées.

 

Pour le Président de la Fédération nationale des acteurs du Commerce en Côte d’Ivoire (FENACCI), le député maire Fariikou Soumahoro, et « devant la volonté clairement affichée de jeter injustement toute une corporation à la vindicte populaire pour couvrir son inefficacité, la FENACCI annonce à la face de de la Côte d’Ivoire les décisions suivantes : volonté affichée de la FENACCI de remettre un livre blanc au Président Alassane Ouattara, seule alternative crédible désormais à une solution véritablement efficace à la cherté de la vie ; la suspension immédiate des contrôle intempestifs des agents du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la promotion des PME pour cause de racket et abus de toutes sortes ; enfin l’organisation d’une grande concertation dans les prochains jours en vue de proposer des solutions idoines pour juguler la vie chère ». Pour Soumahoro Farikou et les membres de la FENACCI qui ont pris d’assaut la salle de mariage de la mairie d’Adjamé, le moment était idéal pour crier leur ras-le-bol au ministre Souleymane Diarrassouba. Le travail du ministre est stigmatisé parce que « solitaire, sans concertation avec les acteurs du Commerce pour in fine opérer un passage en force, avec des prises de décisions impopulaires, inefficaces et donc inopérantes qui vont à l’encontre du bin être des soldats de l’économie nationale que sont les acteurs du commerce ».

 

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Pour les différents responsables des secteurs d’activité de la FENACCI, la situation est, on ne peut plus catastrophe. « L’Etat augmente le carburant comme il veut. Jamais de concertation avec les acteurs du secteur automobile…le racket est revenu en force. Les transporteurs travaillent à perte. La gendarmerie ne fait pas appliquer les règles de l’UEMOA qui stipulent que les transporteurs de l’hinterland ne doivent pas aller à bord champ. Aujourd’hui, c’est monnaie courante au vu et au su de tout le monde », a dénoncé Touré Adama, président de la commission transport de la FENACCI. Quant aux acteurs des filières riz, huile, lait et sucre, ils ont mis à l’index une arnaque organisée avec la complicité du ministère. La non délivrance des factures des marchandises, même au regard des prix plafonnés, est monnaie courante. Ainsi les prix plafonnés par les trois ministres ne sont pas respectés sur le terrain par les usiniers qui ne délivrent pas de facture. Là où le prix plafonnés est de 26 500 F ou 38 000 f, les usiniers vous les cèdent respectivement à 29 000 f et 40 000 F CFA sans vous délivrer de facture.

 

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Face à toutes ces situations, le ministère du commerce se contente de nous mettre des amendes allant jusqu’à 100 000 f CFA, non sans traiter les « commerçants de cartel ». Des situations qui ont fait dire à certains commerçants que le discours que le gouvernement entend le mieux est celui de la grève. D’où les nombreux appels à la grève. Même s’ils reconnaissent avoir œuvré à l’avènement du régime Ouattara au pouvoir, ils refusent de disparaitre du fait du comportement méprisant de ses ministres. Notamment celui du Commerce, Souleymane Diarrassouba.

 

A.Y

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