SOMMET DE LA CEDEAO A L’ONU : l’institution régionale menace la Guinée de « lourdes sanctions »

Le président de la Guinée Bissau, Le président en exercice de la CEDEAO, Umaro Sissoco Embalo, a invité les  autorités de la Guinée Conakry de réduire la période de transition de 36 à 24 mois sous peine de s’exposer à des sanctions.

 

Le président de la Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo, dans un entretien accordé à Radio France internationale (RFI) et France 24 dans le cadre de la 77e session de l’ONU, a invité  les autorités militaires au pouvoir en Guinée  à ramener la période de transition à 24 mois.  Cette sortie  intervenue à 24 heures d’un sommet extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat de la Cédéao à New York, montre si besoin en était l’impatience des chefs d’Etats de la CEDEAO. Pour Umaro Sissoco Embalo, les 36 mois de transition fixés par Conakry « sont inacceptables ». Non sans menacer  « si la junte maintient les 3 ans, il y aura de lourdes sanctions.

 

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On ne peut accepter ça », a martelé  Embalo. Il faut souligner que le coup  d’Etat  contre le régime « démocratique » du président de la République Alpha Condé est intervenu  Après le  5 septembre 2021.  La Cédéao avait prononcé la suspension de la Guinée de ses instances avant de prendre des sanctions individuelles à l’encontre des membres de a transition du Colonel Mamady Doumbouya. Lesquelles ont été maintenues à  la session ordinaire du 3 juillet. L’ancien président du Bénin, Thomas Boni Yayi avait été désigné médiateur de la CEDEAO en Guinée. Sa mission, travailler avec les autorités guinéennes en vue de parvenir à un calendrier de transition acceptable pour l’institution régionale au plus tard le 1er août 2022. Après deux rendez-vous  infructueux, l’ancien chef de l’Etat béninois a ; cependant salué la mise en place d’un cadre de concertation inclusif pour faciliter le retour à l’ordre constitutionnel. Malheureusement, cet organe est boycotté par l’opposition guinéenne, vent debout  dans un Front national de la Défense de la Constitution (FNDC), principal artisan de la lutte contre la troisième candidature d’Alpha Condé. Quoique dissoute, le Front national de la Défense de la Constitution (FNDC) reste très actif.

Au demeurant, le président en exercice de l’organisation a exprimé sa satisfaction envers la transition au Burkina Faso – qui dit-il « respecte la feuille de route » convenue avec la CEDEAO.

 

 

A.Y

 

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