TRIBUNE DU PPA-CI: CEI, parafiscalité sur les métaux de construction, scandales financiers non élucidés du régime Ouattara, Justin Katinan dit tout


Deprecated: sanitize_url est obsolète depuis la version 2.8.0 ! Utilisez esc_url_raw() à la place. in /htdocs/wp-includes/functions.php on line 5211

Le huitième numéro de la tribune du PPA-CI de ce jeudi 10 novembre était animé par Justin Koné Katinan.  De la  CEI aux scandales financiers non élucidés du régime Ouattara en passant par la parafiscalité sur les métaux de construction, les scandales financiers non élucidés du régime Ouattara, Justin Katinan dit tout. CI-dessous la déclaration du PPA-CI. 

 

“Mesdames et messieurs les membres de la Direction du Parti

Mesdames et messieurs les journalistes,

Je voudrais, au nom de son Excellence le Président Laurent GBAGBO, Président du PPA-CI et au nom de l’ensemble de la direction du parti, vous exprimer, une fois encore, notre reconnaissance pour votre forte présence ce matin.

Vous êtes au 8ème numéro de la Tribune du PPA-CI qui s’impose de plus en plus comme un espace médiatique majeur d’échanges dans le milieu politique ivoirien. L’intérêt que cette tribune a acquis va au-delà des frontières ivoiriennes. Nous l’avons personnellement expérimenté lors de notre dernier séjour à l’étranger. Notre rendez-vous attire un auditoire assez large et varié. Il répond, de ce point de vue, à la dimension panafricaine de notre parti. Tout en nous en félicitant, nous mesurons également le poids de la responsabilité qui s’y attache. C’est pourquoi, nous nous excusons pour le temps écoulé entre le 7ème et le présent numéro. Ce décalage est indépendant de notre volonté et nous avons pris des mesures pour éviter pareil espacement entre les numéros.

Le présent numéro se tient après les manifestations marquant le premier anniversaire de notre parti. Ce premier anniversaire a été organisé dans la sobriété. Trois moments forts ont marqué le déroulé de cet anniversaire :

– Le septième numéro de la Tribune, fait sous la forme d’un déjeuner de presse pour annoncer l’évènement ;

– Un Secrétariat Général Extraordinaire convoqué et Présidé par le Président du parti ;

– La recomposition, dans le sens d’une plus grande efficacité, du Secrétariat Général du parti.

Le Secrétariat général Extraordinaire a donné lieu à l’exposé, par le SG du parti, de l’état d’avancement de l’implantation du parti. De l’exposé du SG, il ressort que notre parti s’implante bien et quadrille tout le territoire national. A sa suite, le Président du parti a fait une adresse qui a connu un large écho tant au niveau national qu’international. Le Président du parti a, entre autres, plaidé pour la libération des hommes en armes ivoiriens arrêtés et toujours détenus au Mali. Il a par ailleurs annoncé l’envoi d’une mission d’écoutes et d’informations dans les trois pays frères du Burkina Faso, de la Guinée et du Mali. Le parti travaille à rendre effective cette mission dans les jours qui viennent.

Pour la présente tribune, trois sujets majeurs sont retenus. Ce sont :

– L’admission du PPA-CI dans la Commission Electorale Indépendante (CEI) ;

– La dénonciation de l’ordonnance 2011-858 du 15 décembre 2021 instituant une taxe parafiscale sur certains matériaux de construction au profit de l’habitat social ;

– Le rappel des scandales financiers non élucidés du régime ivoirien

 

𝗜. 𝗟’𝗮𝗱𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜 𝗮𝘂 𝘀𝗲𝗶𝗻 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗖𝗘𝗜.

Ces trois derniers mois ont été marqués par la bataille menée par notre parti pour son admission à la CEI. Cette bataille s’est menée en même temps sur plusieurs fronts, notamment politique, diplomatique et enfin médiatique. Si notre parti a engagé cette bataille avec autant d’abnégation, c’est bien parce que son admission au sein de la CEI constitue le minimum que notre parti, en tant que la troisième force politique, est en droit d’attendre du gouvernement ivoirien. Ce compromis entre notre proposition toujours d’actualité et le résultat du dialogue politique reste non négociable pour nous.

 

A LIRE AUSSI://CEI/PDCI DENONCE : « c’est un projet de loi porteur de gènes confligènes qui menacent notre rêve d’une Côte d’Ivoire fraternelle »

 

Au niveau médiatique, notre parti n’a eu de cesse de revendiquer, à chaque occasion, la mise en œuvre de la résolution du dialogue politique relative à son entrée dans la CEI. Plusieurs communiqués s’y rapportant ont été faits pour alerter le gouvernement, l’opinion publique nationale et internationale. Plusieurs tribunes ont été consacrées à ce sujet. Le dernier numéro de la tribune a abordé avec un ton particulier quand le projet de loi portant modification de l’organisation et le fonctionnement de la CEI a été retiré, sans explication, du calendrier des travaux de l’Assemblée nationale. A la suite de cette tribune, le ministre de l’Intérieur avait reçu en audience une délégation du PPA-CI conduite par l’Honorable Georges Ouégnin, Vice-Président de l’Assemblée nationale, pour la rassurer de ce que le retrait de ce projet de loi ne remettrait nullement en cause l’entrée du PPA-CI à la CEI qui reste un acquis.

Au niveau diplomatique, lors de l’audience que la direction du parti, conduite par le Président du CSP, le Dr Assoa Adou, avait accordée à une délégation de l’UE, les attentes de notre parti quant à son admission à la CEI ont occupé une place de choix dans les échanges. Le 12 Octobre 2022, une autre délégation du PPA-CI s’est rendue, sur invitation de son service politique, à l’ambassade des Etats Unis d’Amérique. A cette occasion également, le parti a insisté sur sa bataille pour entrer à la CEI après avoir rappelé sa position de principe sur la question.

La bataille politique sur la question a commencé pendant le dialogue politique et s’est poursuivie à l’Assemblée nationale.

Finalement, le projet de loi modifiant la composition et le fonctionnement de la CEI a été réintroduit devant l’Assemblée nationale. Son adoption s’est faite selon la procédure d’urgence. Il a été examiné en commission le lundi 7 décembre 2022, puis en plénière le mercredi 9 décembre 2022. Mais, comme vous le savez, les députés du PPA-CI et ceux du PDCI ont voté abstention en Commission. Le PPA-CI a maintenu l’abstention en plénière quand le PDCI a voté contre. Le vote par abstention de notre parti peut paraître curieux si l’on s’en tient à la débauche d’énergie qu’il a démontrée pour cette cause. Ce vote, par abstention, procède de la volonté de notre parti d’œuvrer inlassablement pour une CEI réellement indépendante.

 

“En effet, il est difficile d’être à la fois le Président de la République, et donc de tout le monde, et, en même temps, Président d’un seul segment de ce tout”.

 

Cette volonté va au-delà de la simple entrée du PPA-CI au sein de la CEI. Le PPA-CI voit, au-delà de ses intérêts immédiats, ceux de toute la Côte d’Ivoire. Le maintien de la paix sociale reste une constante de sa politique. Or, la CEI, même avec l’entrée du PPA-CI, reste dominée par le RHDP. Pour nous, par exemple, le Président de la République, également Président du RHDP, ne peut pas avoir de représentant en plus de celui du RHDP. La représentation du Président se justifiait naguère, par le fait que la Constitution de 2000 rendait incompatible la fonction de Président de la République avec celle de Président de parti politique. En effet, il est difficile d’être à la fois le Président de la République, et donc de tout le monde, et, en même temps, Président d’un seul segment de ce tout. Le Président de la République n’étant plus Président d’un parti représenté à la CEI, sa représentation était largement justifiée en ces temps-là. Dans l’état actuel des choses, le RHDP est doublement représenté, sans compter les représentants de ses excroissances dans les différents secteurs de l’appareil de l’Etat qui font partie de cette Commission.

Par ailleurs, ne serait-ce que pour l’équité, le PPA-CI revendique un poste de Vice-Président à la Commission centrale. Pour ne pas créer des polémiques inutiles, le PPA-CI a demandé en commission que le texte de projet de loi soit amendé dans ce sens en créant, par exemple, un poste de 5ème Vice-Président. Malheureusement il n’a pas été suivi. Notre parti continuera néanmoins la bataille pour sa vice-Présidence.

C’est pour toutes ces raisons que le PPA-CI a voté l’abstention qui est la voie médiane qui concilie son entrée à la CEI et sa désapprobation du déséquilibre de la CEI en faveur du pouvoir.

Malgré ce vote par abstention, le PPA-CI qui enregistre son entrée au sein de la CEI se félicite que son combat ait porté des fruits. Nous remercions toutes celles et tous ceux, notamment, nos militantes et nos militants, les chancelleries et les médias qui nous ont aidé à porter ce combat. Nous gardons la pression forte sur le reste de nos attentes sur ce sujet.  C’est pourquoi, le PPA-CI rejoint le PDCI et le rassure qu’il continuera à ses côtés le combat pour une refonte en profondeur de la CEI qui en assurera une véritable indépendance et une nette impartialité.

 

 𝗜𝗜. 𝗗𝗲́𝗻𝗼𝗻𝗰𝗶𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝗲 𝗹’𝗼𝗿𝗱𝗼𝗻𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗻°𝟮𝟬𝟮𝟭-𝟴𝟱𝟴 𝗱𝘂 𝟭𝟱 𝗱𝗲́𝗰𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟭 𝗶𝗻𝘀𝘁𝗶𝘁𝘂𝗮𝗻𝘁 𝗱’𝘂𝗻𝗲 𝘁𝗮𝘅𝗲 𝗽𝗮𝗿𝗮𝗳𝗶𝘀𝗰𝗮𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗰𝗲𝗿𝘁𝗮𝗶𝗻𝘀 𝗺𝗮𝘁𝗲́𝗿𝗶𝗮𝘂𝘅 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗮𝘂 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝗹’𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗮𝘁 𝘀𝗼𝗰𝗶𝗮𝗹

Le Jeudi 3 novembre dernier, les ministres en charge de la construction et du budget ont défendu, devant l’Assemblée nationale, un projet de loi portant ratification de l’ordonnance 2021-885 du 15 décembre 2021. Celle-ci est relative à l’application d’une parafiscalité sur les matériaux de construction en vue de l’alimentation d’un Fonds dédié à l’habitat social. Ce projet de loi de ratification, selon des sources venues de l’hémicycle, aurait été âprement discuté y compris par certains députés de la majorité qui n’en comprennent pas la pertinence. Le PPA-CI, non plus, ne comprend et ne peut comprendre le bien-fondé de cette ordonnance.

Cette ordonnance est une preuve supplémentaire de la duplicité du gouvernement qui chaque jour proclame se battre contre la cherté de la vie et, dans le même temps, s’emploie avec un génie consommé, à l’aggraver.

Le texte porte application d’une taxe sur les matériaux de construction que sont le ciment, le fer et le Marbre. Bien que l’ordonnance ne vise théoriquement que les producteurs et les importateurs, dans la pratique cette taxe est mise, in fine et sans distinction, sur la tête de toute personne qui achète ces matériaux de construction sans distinction. En effet, l’on comprend difficilement par quelle alchimie, le gouvernement empêcherait la répercussion de cette taxe sur le consommateur final. Où le gouvernement espère trouver un producteur ou un importateur de ciment et de fer à béton, suffisamment philanthrope pour accepter de diminuer sa marge bénéficiaire par l’effet d’une taxe qu’il supporte en amont et s’interdire de l’appliquer, à son tour en aval, sur ses clients. Dans un contexte qui favorise l’inflation généralisée l’augmentation des prix des matériaux de construction se trouverait assurément justifié. En effet, cette taxe va servir de prétexte pour augmenter les prix de ces produits.

 

A LIRE AUSSI://CONSEIL DES MINISTRES : l’arrêt de solde pour 1989 fonctionnaires entériné ; un nouveau statut pour le corps Diplomatique ; le statut Général de la Fonction Publique adopté 

 

Donc, pour le PPA-CI, l’augmentation des prix desdits matériaux, du fait de cette parafiscalité, est une certitude. Il s’en suit que le pauvre fonctionnaire, dont la moindre augmentation de salaire a fait l’objet de publication sur des panneaux dédiés à cet effet, qui entreprendra de construire son logement à Abobo, à Yopougon, où partout ailleurs, devra payer une taxe sur chaque sac de ciment et chaque botte de fer pour alimenter un Fonds qui devra permettre au gouvernement de réaliser son programme de logements sociaux. Il en va de même pour le paysan d’Arikokaha, de Tipa Tipa, de Guézon, de Gbeleban etc. Cette trouvaille du gouvernement ivoirien suscite beaucoup d’interrogations.

 

  1. Qui sont les bénéficiaires des logements sociaux dont parle le gouvernement ?

En effet, pourquoi un paysan, ou un travailleur au faible revenu, qui sont en principe les personnes qui relèvent de la catégorie sociale qui est naturellement visée par le programme de logements sociaux, devrait payer plus cher la construction de son logement social pour financer la construction de d’autres logements sociaux. C’est quoi cette nouvelle forme de solidarité entre des personnes qui ont en partage la misère ?

 

  1. La seconde interrogation se rapporte à l’opportunité même de ce Fonds. L’on est, en effet, en droit de s’interroger sur l’opportunité de ce fonds qui intervient à quelques encablures de la fin du pouvoir actuel. En effet, comment le gouvernement peut-il prétendre réaliser en moins de trois ans ce qu’il a été incapable de faire en 12 ans ? Il convient de rappeler à ce propos que dans l’euphorie de la prise du pouvoir, le gouvernement avait annoncé un programme de plusieurs milliers de logements sociaux. Une nouvelle ville avait même été annoncée à Songon. Douze ans après, l’institution de ce Fonds, financé par les citoyens eux même, n’est que la reconnaissance, par le gouvernement, de son échec de sa politique de logements sociaux. La de règne approchant, ce n’est pas faire un procès d’intention à ses initiateurs en disant que ce Fonds pourrait servir une cause que celle à laquelle il est réputé être dédié.

 

  1. L’autre point d’inquiétude du PPA-CI par rapport à l’ordonnance susmentionnée est le contexte dans lequel elle a été prise. Le contexte d’inflation, qui sert de prétexte au gouvernement pour justifier toutes ses dérives budgétaires et sa boulimie pour la dette, n’est-il pas suffisant aux yeux du gouvernement pour tempérer ses ardeurs dans l’application de nouvelles taxes, de surcroît des taxes parafiscales. Comment peut-on chaque jour prétendre se battre contre la cherté de la vie et surtaxer, dans le même temps, les matériaux de construction qui font partie des secteurs les plus touchés par l’inflation.

 

Au total cette ordonnance est moralement, socialement et économique injustifiable. On ne peut pas avoir promis aux Ivoiriens des pluies de milliards et finalement les spolier pour des causes qui sont loin d’être les siennes.

C’est pourquoi le PPA-CI demande au gouvernement de retirer cette ordonnance.

Il demande aussi au parlement d’interroger le gouvernement sur le bilan de son programme de logements sociaux.

Il appelle nos compatriotes et tous ceux qui habitent le pays à rester vigilants sur cette question. Des sommes colossales ont été affectées à ce programme et des dettes contractées à cette fin. Sans en avoir fait le bilan, le gouvernement initie, en fin de course, un autre programme financé par les populations dans un contexte marqué par la pauvreté endémique et la cherté de la vie.

Pour le PPA-CI, l’échec du programme des logements sociaux du gouvernement est lié à l’échec même de toute sa politique d’urbanisme axée uniquement sur Abidjan. En faisant d’Abidjan l’unique pôle de sa politique d’urbanisme, le gouvernement a contribué à accentuer la spéculation foncière qui rend le prix des terrains incompatibles avec un programme de logement sociaux. Le PPA-CI reviendra dans une prochaine tribune sur ce sujet.

 

A LIRE AUSSI://RACKET : le commissaire du 4è arrondissement, Zone 3, et des éléments mis aux arrêts et détenus à la préfecture de police

 

Pour le moment, le PPA-CI conseille au gouvernement de suivre les traces du Président Laurent Gbagbo dans son programme de transfert effectif de la capitale à Yamoussoukro et de créer d’autres pôles d’intérêts économiques capables de porter une politique d’urbanisation à l’échelle nationale.

En tout état de cause, l’instauration d’une taxe parafiscale sur les matériaux de construction, dans le contexte d’une forte inflation qui induit une cherté de la vie sans précédent dans l’histoire de la Côte d’Ivoire, est scandaleuse. Les frais de la mauvaise gouvernance du pouvoir ne peuvent être payés par les populations notamment, les plus fragiles. Si le gouvernement tient à exécuter son programme des logements sociaux, il lui suffit de faire répéter à l’Etat les faramineuses sommes d’argent qui lui ont été indument volées comme l’ont révélé de nombreux audits. Nous en dressons une liste non exhaustive dans ce qui suit.

𝗜𝗜𝗜. 𝗟𝗲𝘀 𝘀𝗰𝗮𝗻𝗱𝗮𝗹𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲𝗿𝘀 𝗻𝗼𝗻 𝗲́𝗹𝘂𝗰𝗶𝗱𝗲́𝘀 𝗱𝘂 𝗿𝗲́𝗴𝗶𝗺𝗲

Au moment où le gouvernement s’acharne à bras raccourci sur les populations ivoiriennes, fragilisées par la grande pauvreté, et que lui-même annonce un déficit budgétaire de plus de 6% pour l’exercice en cours, il est bon de lui rappeler certaines de ses prévarications telles que révélées par les différents audits. Ces audits ont été lancés en 2021 dans les entreprises publiques. Le 2 février 2022, devant le Conseil des ministres, le Chef de l’Etat a lui-même révélé en ces termes :  « des irrégularités liées aux passations de marché, le coût élevé et l’inopportunité du recours à certains emprunts, les comptes bancaires ne figurant pas dans la comptabilité des entreprises ou encore la non-maîtrise des charges de certaines entreprises et portefeuilles de l’Etat ».

Jusqu’à ce jour, les rapports de ces audits ne sont pas accessibles au public alors qu’il s’agit d’entreprises publiques.

Cependant, des informations publiées par les médias, jamais démenties, permettent de se faire une idée de l’ampleur de la gabegie révélée par les différents audits qui ont été, il convient de le rappeler, exigés par le FMI et la Banque Mondiale.

Aussi, retiendra-t-on, entre autres, les cas suivants :

– Plus d’un milliard de FCFA de détournement et de blanchiment à l’Agence de Gestion Foncière. C’est le seul cas qui fait l’objet de poursuites judiciaires diligentées contre le Directeur général présumé coupable de ce détournement. A la suite de ce scandale, le gouvernement avait fait, le 24 juin 2021, ce communiqué suivant : « suite à des investigations préliminaires sur la gouvernance de certaines entreprises de l’Etat, il a été décidé de diligenter des audits. Sur la base des conclusions des premières investigations et dans l’attente des résultats de ces audits, certains responsables de structures font l’objet de suspension à titre conservatoire »

– Sur cette liste des entreprises à auditer, le Fonds d’Entretien Routier (FER) continue d’attendre la suite de l’audit qui a motivé le renvoi de son directeur général.

– Il en est de même pour L’Autorité de Régulation du secteur des télécommunication/Tic Côte d’Ivoire (ARTCI) ; La Nouvelle Pharmacie de la Santé Publique (NPSP) ; De l’Agence de Gestion et de Développement des Infrastructures Industrielles (AGEDI) ; L’unité de coordination du projet C2d-Education Formation avec des soupçons de graves dysfonctionnement ; L’entreprise Fraternité Matin; Le Port de San-Pedro.

 

A LIRE AUSSI://FRONT SOCIAL : les commerçants et la FENACCI entrent en grève le lundi 14 novembre pour dénoncer la cherté de la vie 

 

L’Inspection Générale de l’Etat avait également épinglé le FDFP pour une présomption de détournement de plus d’1,8 milliards de FCFA.

Tout en continuant de s’inquiéter sur la suite jamais rendue publique de ces audits, nos compatriotes s’interrogent également sur le sort réservé aux ancien cas de détournements et de corruption révélés par des précédents audits. En effet, l’on se rappelle que le cabinet KPMG avait conduit un audit au Conseil Café-Cacao qui avait révélé un scandale énorme de détournement de l’ordre de 65 milliards. Au total, selon l’hebdomadaire JA du 27 Avril 2018, ce sont plus de 185 milliards de la campagne caco 2016 2017 qui ont été perdus à cause de la « gestion approximative » de la filière. « Le cabinet avait même évoqué l’existence de potentiels conflits d’intérêts entre les Administrateurs du Conseil Café-Cacao et la politique menée par cet organe de gestion ».  La Directrice générale avait été remerciée en 2017 et n’a jamais été inquiétée. A tire de comparaison, pour une situation similaire, le Président Laurent GBAGBO n’avait pas hésité à ouvrir un procès et des personnes de son propre camp avaient été lourdement condamnées par la justice.

Au-delà des cas révélés par des audits, des pratiques du régime actuel ont étonné nos compatriotes.

En effet, de la rénovation d’université à 110 milliards de FCFA en 2012 à 700 millions de FCFA alloués à une seule personne pour l’ouverture de salons de coiffure, les Ivoiriens restent dubitatifs sur cette gouvernance généreuse envers les copains et les militants.

Le PPA-CI demande au gouvernement de rendre publics les résultats des différents audits et d’en tirer toutes les conséquences qui en découlent.

Mesdames et Messieurs, le PPA-CI tient à rassurer nos compatriotes qu’il portera toujours leur voix au nom de la démocratie pour laquelle son Président a tant sacrifié. Le gouvernement présente tous les signes d’essoufflement et de manque d’idée pour juguler la crise liée à la cherté de la vie. Il ne s’en préoccupe peu parce qu’il n’a plus de solution à leur proposer. Non seulement, il n’a pas de réponses aux attentes de nos concitoyens, mais pire, il créé des crises sociales qui accentuent la dégradation de cohésions entre les communautés.

Depuis quelques temps, les médias rapportent chaque jour des crises de chefferie derrière lesquelles se cache toujours la main du gouvernement. Après avoir affaibli le royaume des Baoulés, ces derniers temps, certains villages Atchan sont entrés en crise de choix de leurs chefs. Ces crises fragilisent davantage la cohésion sociale qui ne s’est jamais totalement retrouvée depuis 2011.  Compte tenu du lien qui unit le Président Laurent GBAGBO au peuple Atchan, le PPA-CI entend s’informer sur ces crises de chefferies dans les communautés Atchan. Il ne manquera pas d’informer l’opinion publique sur cette question.

 

A LIRE AUSSI://CÔTE D’IVOIRE/JUSTICE : Fabrice Sawegnon poursuivi en justice pour voie de fait sur le chef du village d’AKOUAI – AGBAN 

 

Dans la même veine, le PPA-CI invite les populations ivoiriennes à garder la vigilance haute pour ne pas détourner leur attention de l’essentiel vers les sujets anecdotiques. Il est constant que lorsqu’un pouvoir n’a plus de solutions à apporter aux attentes du peuple, il s’emploie à le distraire par des anecdotes. Cela se vérifie en ce moment dans notre pays.

 

𝗔𝗯𝗶𝗱𝗷𝗮𝗻, 𝗹𝗲 𝗝𝗲𝘂𝗱𝗶 𝟭𝟬 𝗻𝗼𝘃𝗲𝗺𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟮

 

𝗟𝗲 𝗠𝗶𝗻𝗶𝘀𝘁𝗿𝗲 𝗝𝘂𝘀𝘁𝗶𝗻 𝗞𝗮𝘁𝗶𝗻𝗮𝗻 𝗞𝗼𝗻𝗲́

𝗣𝗼𝗿𝘁𝗲-𝗽𝗮𝗿𝗼𝗹𝗲 𝗱𝘂 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜

 

𝗦𝗘𝗥𝗩𝗜𝗖𝗘 𝗖𝗢𝗠𝗠𝗨𝗡𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗣𝗣𝗔-𝗖𝗜

Commentaires

error: Content is protected !!