CACAO : le bras de fer entre multinationales et Abidjan ralentit le rythme de la campagne, seulement 200 000 tonnes de fèves achetées à fin octobre


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Les traders internationaux et les chocolatiers limitent les achats de fèves en Côte d’Ivoire, arguant de la difficulté à trouver des volumes suffisants de cacao “durable” chez les exportateurs locaux auprès desquels ils doivent désormais s’approvisionner à hauteur de 20 %. Le Conseil Café Cacao a convoqué leurs représentants à Abidjan. C’est l’actualité de la campagne cacao 2022-2023 déchiffrée par Africa Intelligence dans une publication en date du 16 novembre 2022.

 

En Côte d’Ivoire, la campagne cacaoyère 2022-2023, entamée le 1 octobre, démarre lentement. Fin octobre, les achats de fèves de cacao n’étaient estimés qu’à quelque 200 000 tonnes, soit les deux tiers du volume contracté à la même période l’année dernière.

 

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En Côte d’Ivoire, la campagne cacaoyère 2022-2023, entamée le 1 octobre, démarre lentement. Fin octobre, les achats de fèves de cacao n’étaient estimés qu’à quelque 200 000 tonnes, soit les deux tiers du volume contracté à la même période l’année dernière.

Derrière ce chiffre en baisse, le bras de fer qui se poursuit entre les multinationales du secteur et le Conseil Café Cacao (CCC) dirigé par Yves Brahima Koné.  Mondelez, Cargill et Olam sommés de s’expliquer Inquiet des faibles volumes contractés par les groupes internationaux, mais aussi d’un Différentiel pays toujours négatif pour la Côte d’Ivoire (entre -250 et -150 livres sterling la tonne) qui affecte fortement les revenus de la filière, le CCC a convoqué, le 31 octobre et le 3 novembre, les représentants à Abidjan de Mondelez, Cargill, Olam, Ecom, Cémoi, Touton, Barry Callebaut, ETG et Sucden. Les chocolatiers qui n’ont pas de filiale en Côte d’Ivoire – notamment Mondelez, propriétaire de Cadbury – sont plus particulièrement dans le viseur du régulateur ivoirien : cette campagne 2022-2023 est la première durant laquelle ils sont tenus de réserver au moins 20 % de leurs achats de cacao à des exportateurs locaux. Or, faute d’un système national déployé par le CCC, parmi les quelque 80 exportateurs locaux agréés par le régulateur de la filière cacaoyère – pour moitié des PME, pour l’autre des coopératives -, seule une poignée d’entre eux ont mis en place des programmes de traçabilité et de certification de cacao “durable” exigés par les chocolatiers.

Ces derniers limitent donc actuellement leurs contrats avec la Côte d’Ivoire. Pour l’instant, les acteurs locaux les plus en pointe en matière de cacao “responsable et traçable”, donc capables de profiter de la “manne” des 20 %, sont Africa Sourcing, piloté par Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, qui a repris l’ancienne branche ivoirienne d’Armajaro Trading ; Kineden, dirigé par Stéphane Apoque ; la Coopérative Nouvel Esprit de Kétesso (CNEK), menée par Anthony Fortez, ou encore, sur des volumes plus limités, Asondo, fondé par Ludovic M’Bahia Blé, un ancien de Louis Dreyfus Company. Mais ils sont encore loin de représenter conjointement les quelque 400 000 tonnes de cacao correspondant à la part qui doit être réservée aux exportateurs locaux, sur une production totale d’environ 2,5 millions de tonnes en Côte d’Ivoire.

Derrière ce chiffre en baisse, le bras de fer qui se poursuit entre les multinationales du secteur et le Conseil Café Cacao (CCC) dirigé par Yves Brahima Koné.

 

Mondelez, Cargill et Olam sommés de s’expliquer

Inquiet des faibles volumes contractés par les groupes internationaux, mais aussi d’un Différentiel pays toujours négatif pour la Côte d’Ivoire (entre -250 et -150 livres sterling la tonne) qui affecte fortement les revenus de la filière, le CCC a convoqué, le 31 octobre et le 3 novembre, les représentants à Abidjan de Mondelez, Cargill, Olam, Ecom, Cémoi, Touton, Barry Callebaut, ETG et Sucden.

Les chocolatiers qui n’ont pas de filiale en Côte d’Ivoire – notamment Mondelez, propriétaire de Cadbury – sont plus particulièrement dans le viseur du régulateur ivoirien : cette campagne 2022-2023 est la première durant laquelle ils sont tenus de réserver au moins 20 % de leurs achats de cacao à des exportateurs locaux. Or, faute d’un système national déployé par le CCC, parmi les quelque 80 exportateurs locaux agréés par le régulateur de la filière cacaoyère – pour moitié des PME, pour l’autre des coopératives -, seule une poignée d’entre eux ont mis en place des programmes de traçabilité et de certification de cacao “durable” exigés par les chocolatiers.

 

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Ces derniers limitent donc actuellement leurs contrats avec la Côte d’Ivoire. Pour l’instant, les acteurs locaux les plus en pointe en matière de cacao “responsable et traçable”, donc capables de profiter de la “manne” des 20 %, sont Africa Sourcing, piloté par Loïc Folloroux, le fils de Dominique Ouattara, qui a repris l’ancienne branche ivoirienne d’Armajaro Trading ; Kineden, dirigé par Stéphane Apoque ; la Coopérative Nouvel Esprit de Kétesso (CNEK), menée par Anthony Fortez, ou encore, sur des volumes plus limités, Asondo, fondé par Ludovic M’Bahia Blé, un ancien de Louis Dreyfus Company. Mais ils sont encore loin de représenter conjointement les quelque 400 000 tonnes de cacao correspondant à la part qui doit être réservée aux exportateurs locaux, sur une production totale d’environ 2,5 millions de tonnes en Côte d’Ivoire.

 

Africa Intelligence

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