CÔTE D’IVOIRE/UNIVERSITE : Yéo Donalougo Allasane fait Docteur en droit public, mention très honorable avec les félicitations du Jury


Deprecated: sanitize_url est obsolète depuis la version 2.8.0 ! Utilisez esc_url_raw() à la place. in /htdocs/wp-includes/functions.php on line 5211

« Après délibération, le jury accepte la thèse et élève l’impétrant au grade de docteur, lui attribue la mention très honorable avec les félicitations du jury pour sa thèse». Par cette déclaration, le jury présidé par Paule Halley, professeure titulaire, avocat, titulaire de la chaire  de recherche du canada en droit de l’environnement à l’Université Laval, Quebec, venait de faire de l’impétrant Yeo  Donalougo Allasane, docteur en droit public, juriste international de l’environnement. C’était le jeudi 17 novembre dernier à l’UFR de Droit de l’Université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan-Cocody, au terme de la soutenance de thèse unique sur le thème  « L’adaptation dans le régime juridique international du climat ».

« Je suis très heureux et même très ému d’obtenir la mention très honorable avec les félicitations du Jury. J’avoue que les mentions très honorables avec les félicitations de Jury ne courent pas les rues. Le jury a estimé que j’ai fait une très bonne thèse. Et sans prétention aucune, c’est une thèse exceptionnelle qui mérite d’être publiée… », a réagi le nouveau docteur en droit public, juriste international de l’Environnement, Yéo Donalougo Allasane.

Montrant par ailleurs le bénéfice de sa thèse pour la Côte d’Ivoire, il a souligné que : « la Côte d’Ivoire a de nombreux juristes mais pas de juriste  spécialiste de l’environnement. C’est à juste titre que souvent elle  a recours aux experts occidentaux qui ne connaissent pas notre milieu environnemental. Malheureusement ce sont ces occidentaux qui agissaient pour le compte de nos pays africains. La Côte d’Ivoire a aujourd’hui un spécialiste sur qui elle pourra compter lorsqu’il s’agira d’adresser les questions de la COP, par exemple. »

Expliquant son travail, le docteur en droit public, juriste international de l’environnement, Yéo Donalougo, a indiqué « qu’avant de gagner progressivement en importance dans les instruments juridiques connexes  à la Convention sur le climat, la thématique de l’adaptation dans le régime juridique du climat a connu des débuts timides et difficiles. Et pourtant, dès l’élaboration de la CCNUCC en 1992, l’adaptation y est abondamment proclamée pour apparaître, avec l’atténuation, comme étant les deux principales réponses apportées aux changements climatiques. Mais, à la réalité, et dans l’optique de voir les effets néfastes des changements climatiques minimisés, l’accent est principalement mis sur la réduction des émissions de GES des pays industrialisés. Suite à la publication du 4ème rapport du GIEC en 2007 et du « Cadre d’adaptation de Cancún » en 2010, l’adaptation devient une question pressante, particulièrement pour les pays en développement. Cette reconnaissance sera consacrée par l’Accord de Paris, dernier instrument en date du régime climat, qui lui confère un statut juridique propre au nom d’une certaine justice climatique. L’injustice climatique étant considérée comme le fait que les pays industrialisés, ayant historiquement généré la plupart des émissions de GES, sont ceux qui souffrent le moins de ses conséquences néfastes tandis que les pays les moins responsables du problème en portent le plus lourd fardeau. D’où l’intervention des principes d’équité et de responsabilité communes, mais différenciées, clé de voûte des négociations internationales, et partant de tout l’édifice juridique relatif à la lutte contre les changements. C’est, par ailleurs, au nom de ces principes que les pays riches doivent être à l’avant-garde de la lutte contre le réchauffement climatique, en mettant à la disposition des pays en développement des moyens techniques et financiers pour la mise en œuvre de leurs mesures d’adaptation ».

Au demeurant, il faut souligner qu’outre la présidente Paul Halley le jury était composé de Paterne Mambo, rapporteur, agrégé des facultés de Droit, Maître de conférence à l’Université de Cocody ; Arouna Djedhiou, Directeur de recherche IRD, Co-Directeur LMI Nexus, Université Grenoble Alpes/ Université Félix Houphouët Boigny ; Ibrahima Ly Agrégé des Facultés de Droit  et sciences Politiques, professeur titulaire, Université Cheick Anta Diop, Dakar (rapporteur) ; et Abraham Yao Gadji, Agrégé des Facultés de Droit, Professeur Titulaire, Université Félix Houphouët Boigny.

 

A.Y

 

Commentaires

error: Content is protected !!