CÔTE D’IVOIRE : Abidjan ordonne la mise en alerte de l’armée, les permissionnaires rappelés ; de quoi a-t-on peur ?

Qu’est ce qui ne va pas ? Pour sûr quelque chose ne fonctionne pas selon les normes établies. D’où les urgences apparentes à régler qui nécessitent certainement la mise en alerte maximum des forces armées de Côte d’Ivoire à travers la gendarmerie, les forces de premier contact.

 

En effet, le gouvernement a mis en alerte maximum les troupes de l’armée, notamment de la gendarmerie ivoirienne du mardi 22 novembre au 30 novembre 2022. Les agents permissionnaires et  en congés doivent être rappelés d’urgence. C’est à croire que le régime Ouattara n’entrevoit pas cette semaine  et celles à venir avec sérénité à l’instar de ce qui se susurre ces derniers temps au point de faire débarquer la cavalerie française qui a pris position dans le septentrion et le Sud-Ouest.

 

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Au même moment Africa Intelligence, dans sa livraison du 22 novembre 2022, croit savoir que le  premier ministre burkinabè fait grincer des dents à Alassane Ouattara. Et ce nonobstant le fait que le premier cercle d’Alassane Ouattara a su très vite tisser des liens avec le nouveau maître de la transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, avec qui les relations sont  normales.

A l’opposé, les relations avec le Premier,  chef du gouvernement, Kyélem Apollinaire de Tambèla les relations sont fragiles. Sa nomination le 21 octobre n’a pas réjoui Abidjan parce que l’avocat de profession, habitué des médias, a par le passé ouvertement critiqué Alassane Ouattara. Militant “sankariste” – auquel l’intéressé préfère le terme “sankéréen” – il avait dénoncé l’exil de l’ex-président Blaise Compaoré à Abidjan. Il avait également fait plusieurs sorties sur la diplomatie ivoirienne de Ouattara. Toutes choses qui avaient irrité le pouvoir abidjanais au bord de la lagune Ebrié.  Le mal vient-il du pouvoir burkinabé ?  Le pouvoir malien est-il en cause ? Surtout qu’Abidjan est en bisbille depuis belle lurette avec Bamako, en plus d’y voir la main de Guillaume Soro, l’homme qui hante le sommeil du palais présidentiel abidjanais.

Au reste, peut on vraisemblablement croire que la marche projetée par la société civile le vendredi 25 novembre pour protester contre la vie chère, peut à elle seule motivée une telle mise en alerte de l’armée? Verra qui vivra.

 

A.Y

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