SITUATION SOCIO POLITIQUE : ” Il n’a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire”,Sidi Tiémoko Touré catégorique


Le ministre de la Communication et des Médias, Sidi Touré a affirmé jeudi à Abidjan qu’”il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire”, lors d’une interview accordée au quotidien Soir Info, dans le cadre d’un passage en revue de l’actualité socio-politique du moment.


” J’aimerais fixer un postulat de départ. Il faut que les uns et les autres se disent les vérités. Il n’y a pas de prisonniers politiques en Côte d’Ivoire’’, a affirmé M. Touré, en réponses aux questions des journalistes sur le sujet, ajoutant que “les uns et les autres arrêtent de brandir leurs positions politiques ou positions d’intellectuels lorsqu’ils sont face à la justice, parce que nul n’est censé ignorer la loi”.

“La loi est égale pour tout le monde. Qu’on soit président de la République, un simple citoyen, tout le monde est justiciable”, estimant que “beaucoup de gens font l’autruche quand ils sont face à la loi et ils font beaucoup de bruits politiques inutilement “.

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Concernant les prisonniers militaires, il a indiqué qu’il faut reconnaître que ceux qui ont été jugés pour crime de sang, ne peuvent pas être relaxés parce qu’ils ont tué, car bien qu’il y ait eu une amnistie du président ivoirien, ces derniers n’étaient pas concernés.

Se prononçant sur la lettre du gouvernement ivoirien en vue de maintenir Laurent Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI), Sidiki Touré sans langue de bois a indiqué” qu’”il faut reconnaître qu’il y a eu 3 000 morts du fait de la crise postélectorale. Il y a des familles qui ont subi des préjudices, aussi bien matériels qu’humains. Nous leurs devons à ces personnes ou à ces entités, compassion, assistance et justice. C’est vraiment la position de l’Etat de Côte d’Ivoire (…)”.

Évoquant le cas de la Commission électorale indépendante (CEI), il a souligné que les ‘’recommandations de la Cour africaine ne sont que des recommandations et non des injonctions (…) et  pense que ‘’l’autorité sous laquelle est la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP) a marqué un satisfecit par rapport à ce dossier dans le sens de l’inclusion de tous les partis de l’opposition dans le processus’’.

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Quant à l’expulsion de Nathalie Yamb,” le gouvernement ne saurait tolérer des propos tendant à humilier nos citoyens, à bafouer notre armée et à menacer notre cohésion sociale. Cette dame s’est permise (….) d’insulter les Ivoiriens dans leur ensemble. Cette attitude est intolérable“, a-t-il fait savoir. 

Par ailleurs, selon lui, “la Constitution qui induit la 3e République autorise le président ivoirien, Alassane Ouattara à se porter candidat en 2020. Il peut être candidat en 2020 et 2025”.


Hermann KOFFI 

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