CONSEIL CONSTITUTIONNEL / 3ème MANDAT: le président Mamadou Koné, ex SG de la rébellion, pourra-t-il dire le droit, rien que le droit ?


Mamadou Koné, président du Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire, est un ancien membre des Forces nouvelles, le mouvement politique issu de la rébellion. Il a même qui a assuré l’intérim de Guillaume Soro, à un moment donné, en tant que secrétaire général des Forces nouvelles (ex-rébellion). Dans le projet de troisième mandat nourrit au RHDP, un ex membre, cadre des Forces Nouvelles, interpelle le président Mamadou Koné et l’invite à dire le droit, rien que le droit.  


« Vous l’avez constaté, chers Ivoiriens, que le débat sur la candidature du gourou du Restaurant refait surface tout juste après le décès de mon grand frère chéri que je qualifie, moi, d’assassinat.

Assassinat parce qu’ils l’ont tué en le poussant à faire des efforts que son cœur fragile ne pouvait pas supporter.
Et sans attendre que sa famille biologique ne se remette du traumatisme de son assassinat par ceux qu’il prenait pour ses frères et amis, sa famille politique a commencé à mettre en œuvre toutes les stratégies morbides pour le faire oublier le plus rapidement possible.
Et la meilleure stratégie qu’elle pense avoir trouvé, c’est de proposer son mentor, son père ,pour hériter ,en violation de la Constitution ivoirienne, de sa posture de candidat du Restaurant.

C’est en cela que je voudrais interpeller le Conseil Constitutionnel dirigé par un ainé que je connais pour sa rigueur et son honnêteté.
Cet aîné que j’ai eu à côtoyer, à qui je rendais régulièrement visite à la maison.


Cet aîné qui fut le Secrétaire Général par intérim des Forces Nouvelles.
Pour l’image que j’ai de lui, c’est un homme qui a horreur de la compromission et de la honte.


C’est également un homme qui a horreur de l’injustice.
C’est pourquoi je lui demanderais de s’auto saisir en sa qualité de Président du Conseil Constitutionnel pour se prononcer sur la candidature du gourou du Restaurant qui risque d’embraser le pays.


« C’est en cela que je voudrais interpeller le Conseil Constitutionnel dirigé par un ainé que je connais pour sa rigueur et son honnêteté. Cet aîné que j’ai eu à côtoyer, à qui je rendais régulièrement visite à la maison. Je lui demanderais de lire le droit rien que le droit car je ne le connais pas comme un politique. Je lui demanderais de ne pas suivre les traces de Yao Paul Ndré qui est rentré dans l’histoire de notre pays par la petite porte. Cet aîné qui fut le Secrétaire Général par intérim des Forces Nouvelles ».


Je lui demanderais de lire le droit rien que le droit car je ne le connais pas comme un politique.


Je lui demanderais de ne pas suivre les traces de Yao Paul Ndré qui est rentré dans l’histoire de notre pays par la petite porte.
Je ne souhaiterais pas que la ville de Boundiali,dont il est le neveu, ait honte de lui.


Lui qui fait la fierté des Boundialika.

Je souhaite de tout mon cœur qu’il rentre par la grande porte de l’histoire en autosaisissant l’institution qu’il dirige, pour montrer aux Ivoiriens et à ceux qui réclament la candidature du gourou du Restaurant que ce dernier, au regard de la Constitution, n’est pas apte à briguer un troisième mandat.


Je souhaite enfin qu’il ait un devoir d’ingratitude vis à vis de celui qui l’a nommé à ce poste, de celui qui l’a proposé à Guillaume Soro en tant que Ministre de la justice au compte des Forces Nouvelles.

Mon souhait va également à l’endroit de mon oncle adoré, Me Samassi, qui vient d’être nommé Conseiller au Conseil Constitutionnel.


Je souhaite enfin qu’il ait un devoir d’ingratitude vis à vis de celui qui l’a nommé à ce poste, de celui qui l’a proposé à Guillaume Soro en tant que Ministre de la justice au compte des Forces Nouvelles.



Cet oncle pour qui j’ai une grande affection et une grande admiration pour ses qualités morales.


Comme mon aîné, Président du Conseil Constitutionnel, mon oncle, Conseiller au sein de ce Conseil Constitutionnel, est un homme d’une honnêteté à nulle autre pareille.


Comme mon aîné, Président du Conseil Constitutionnel, mon oncle a horreur de l’injustice.


A lui également, je souhaiterais qu’il ait un devoir d’ingratitude vis à vis de celui dont il fut pendant de longues années l’un des avocats contre l’État de Côte d’Ivoire.


Pour cela, il doit faire dire le droit en démontrant que la candidature de son gourou est anti constitutionnel.


Je ne voudrais pas qu’un jour, les Ivoiriens retiennent de mes deux fiertés que sont mon aîné, Président du Conseil Constitutionnel et mon oncle, Conseiller au sein de cette Institution, l’image de personnes qui ont contribué à mettre le feu au pays”.


Il doit, comme mon aîné Président du Conseil Constitutionnel, avoir un devoir d’ingratitude vis à vis du gourou du Restaurant.
Je ne voudrais pas qu’un jour, les Ivoiriens retiennent de mes deux fiertés que sont mon aîné, Président du Conseil Constitutionnel et mon oncle, Conseiller au sein de cette Institution, l’image de personnes qui ont contribué à mettre le feu au pays.

J’avoue que je n’envie pas en ce moment leur situation.
Ils sont, je pense, pris entre le marteau et l’enclume.
Le marteau c’est leur devoir de loyauté vis à vis de celui qui les a nommé à leur poste au sein de cette Institution et l’enclume,


Je leur demande de s’auto saisir afin de dire le droit. Afin de ne pas faire mentir les rédacteurs de la Constitution de 2016 qui ont tous avoué qu’avec cette loi des lois qu’est la Constitution, il n’y a aucune possibilité pour le gourou du Restaurant, qui les a coopté pour rédiger cette Constitution, d’être candidat une troisième fois. Je souhaite qu’ils ne fassent également pas mentir le Ministre de la justice, devant les députés, qui a avoué que la nouvelle Constitution ne permettait pas au gourou du Restaurant d’être candidat en 2020.”


C’est leur loyauté vis-à-vis du peuple qui a élu leur gourou qui les a nommé aux postes qu’ils occupent en ce moment.

Pour me résumer, je leur demande de s’auto saisir afin de dire le droit.


Afin de ne pas faire mentir les rédacteurs de la Constitution de 2016 qui ont tous avoué qu’avec cette loi des lois qu’est la Constitution, il n’y a aucune possibilité pour le gourou du Restaurant, qui les a cooptés pour rédiger cette Constitution, d’être candidat une troisième fois.


Je souhaite qu’ils ne fassent également pas mentir le Ministre de la justice, devant les députés, qui a avoué que la nouvelle Constitution ne permettait pas au gourou du Restaurant d’être candidat en 2020.

La balle est donc dans leur camp. Ils ont là, l’occasion historique de rentrer dans l’histoire par la grande porte.


Et j’avoue que c’est moi qui serait fier de les présenter comme étant mes parents.


Je prie de tout mon cœur que Dieu leur donne le courage de prendre les décisions qui vont éviter à notre pays une autre crise post-électorale plus sanglante que celle de 2010.

El HADJ Mamadou Traoré

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par Civnewsafrik temps de lecture: 5 min
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