NON AU 3ème MANDAT : quatre mouvements de la société civile dénoncent les restrictions sélectives des libertés de manifester


Tournons la page CI, Code 91, Les indignés de Côte d’Ivoire et No Vox Côte d’Ivoire dénoncent les restrictions sélectives des libertés de manifester en Côte D’Ivoire. En effet, s’il est formellement interdit à l’opposition ivoirienne réunie de manifester sur la voie publique, le RHDP de Alassane Ouattara s’en donne à cœur joie en tout lieu et en toute circonstance.  Un deux poids deux mesures de l’administration publique que ces mouvements de la société civile condamnent.


Déclaration de dénonciation de la candidature anticonstitutionnelle du Chef de l’état Alassane Ouattara et des restrictions de l’espace civique


« Le 18 août, nous, mouvements de la société civile avons informé le Préfet d’Abidjan avec ampliation au maire de Yopougon, d’un sitting de la société civile devant le palais de justice de Yopougon pour manifester pacifiquement contre la candidature anticonstitutionnelle de Alassane Ouattara.

Au cours de cette procédure administrative, nous avons essuyé le refus de la mairie de Yopougon de réceptionner notre courrier au motif que la mairie de Yopougon est à 1% administratif et à 99% politique, a indiqué l’agent du service courrier.

A LIRE AUSSI:// INVESTITURE DE OUATTARA : « Elle est illégale, arrogante .. la CEI, la cour constitutionnelle répondront de leurs actes si elles entérinent cette candidature » (Soro)

En outre, le 19 août, le gouvernement a pris un arrêté interministériel pour interdire toutes les manifestations, marches et sitting sur les voies publiques.

Suite à cette décision, nous, mouvements de la société civile, attachés à la légalité et au respect de nos institutions avons décidé du report de notre sitting.

Toutefois, cette décision du gouvernement restreint l’espèce civique et viole le droit fondamental de manifester et d’exprimer librement son opinion, des droits inscrits dans la déclaration universelle des droits de l’homme et garantie par la constitution en son article 20.

Il importe de noter que cet arrêté interministériel à été violé par le parti au pouvoir en toute impunité en manifestations de ses militants sur la voie publique le 21 août à Abobo et Koumassi, encore le 22 août à travers une marche d’ Adjamé au Plateau pour exprimer leur soutien au 3eme mandat d’Alassane Ouattara.

Nous déplorons et dénonçons la restriction de l’espace civique en période pré électorale. La partialité de l’exécutif, du judiciaire et des forces de l’ordre dans l’exécution de cet arrêté. Cette situation au même titre que la candidature anticonstitutionnelle de Ouattara, nous fait déplorer des tensions avec son lot de conflits qui a engendré des dégâts matériels et malheureusement des morts devant lesquels nous nous inclinons . Mais aussi des arrestations de plusieurs manifestants dont des leaders de la société civile.

Fait plus grave, nous déplorons que des personnes civiles armées d’armes blanches aient agressé des manifestants impunément sous le couvert des forces de défense.

Nous, mouvements de la société civile exigeons le Respect de la constitution par l’ouverture de l’espace civique afin de permettre à tous les opinions de s’exprimer librement.

Nous exigeons la libération de tous les manifestants arrêtés sans conditions.

Nous exigeons que les forces de l’ordre joue leur rôle républicain par l’encadrement et la sécurisation des manifestations.

A LIRE AUSSI:// BEDIE REPOND A OUATTARA : « Ce sont ceux qui envoient des chars de combat contre les femmes aux mains nues qui ont peur »

Nous demandons à la justice ivoirienne d’ouvrir des enquêtes sur les conditions liées à la mort des manifestants, l’implication de personnes civiles armées aux côtés des forces de défense rapportés par plusieurs organisations dont Amnesty international.

Enfin pour la paix et la démocratie, nous exigeons le respect de la constitution par le Président Alassane Ouattara par le retrait pur et simple de sa candidature ».

Fait à Abidjan le 23 août 2020.

73 pensées sur “NON AU 3ème MANDAT : quatre mouvements de la société civile dénoncent les restrictions sélectives des libertés de manifester

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

NON AU 3ème MANDAT : quatre mouvements de la société civile dénoncent les restrictions sélectives des libertés de manifester

par Civnewsafrik temps de lecture: 3 min
73